Ça prend forme… suite.

Allez je poursuis ! Ambiance Ambiance ! Ça fera l’objet de mon intro :

Attention, il y a du renfort là ! Et de l’organisation ! Travail d’équipe oblige ! Tout ce vacarme, c’est pour retirer la mélasse restante sur les briques réfractaires. C’est André et Enzo qui s’y collent. Et Christophe prépare le mortier dans la bétonnière. Dans cette courte vidéo nous sommes déjà au 2ème rang. Nous allons donc coller la 3ème rangée de briques.

La suite en images :

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Pour information : 54 briques par rangée.

Désolé il manque quelques photos… Pas facile de maçonner et de prendre en même temps des clichés. Surtout qu’avec cette équipe en action, il y a du rendement ! Du coup on passe cette fois-ci de la 2ème à la 4ème rangée de briques. Pour prendre forme, ça prend forme !

Ça commence à devenir imposant…

Il nous a fallu 3 journées de travail pour monter ces quatre rangées de briques. Encore un immense  MERCI à toute l’équipe !  Je suis très heureux du résultat. Épuisé mais Heureux ! La pause est bien méritée. C’est le week-end du 14 juillet.  Direction Boulogne-sur-Mer pour trois petits jours de ressourcement. L’air marin… rien de tel pour nous ressourcer !

Ça prend forme !

Lundi 25 juin 2018, je fais des essais….

Maintenant que la porte est installée et scellée il est temps de donner la forme du four.  Sur les côtés je vais monter encore en béton cellulaire  pour conserver l’isolation sur les côtés aussi. Pour le mortier des briques je fais un mélange 3 vol de sable pour 1 vol de chaux. J’ai choisi (sur conseils de mes amis) la chaux hydraulique HN3,5 Saint Astier. J’ai retenu qu’elle est particulièrement résistante à la chaleur.

Mais avant de commencer, je vois comment intégrer la gueule du four . Avec l’ordinateur sur place je compare avec le four de Bruno.  Ça semble s’emboîter comme il faut.

C’est parti pour sceller la première rangée de briques ! En même temps nous faisons la ceinture de béton cellulaire (Ytong).

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étape suivante : poser-coller la languette de la porte du four (« languette » : je ne connais pas le vrai nom de cette partie).

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Et voilà le travail !

Sympa la forme, non ? J’aimerais poursuivre l’écriture du blog, mais là, il se fait tard pour un boulanger… Demain je fais du pain, alors c’est mieux que j’aille me coucher pour être en pleine forme au fournil.  J’espère reprendre la suite en début de semaine prochaine… j’espère… A très bientôt et merci de m’avoir lu 🙂

Lentement mais sûrement…

Chères lectrices et chers lecteurs,

Encore deux mois et demi sans article à vous offrir… Le chantier a pourtant bien avancé.  Je vais décrire toute cette avancée en plusieurs petits articles. Voici le premier de la série :

Tout d’abord, la fin de l’article précédent « foyer terminé + dalle isolée » n’est plus d’actualité. Je reviens sur ce point important : j’avais décidé de ne pas mettre le lit de sable sous les pierres de la sole. En fait je n’avais pas mesuré l’importance de cette étape. Le sable permet d’augmenter la masse thermique, c’est donc indispensable d’en mettre. Et d’ailleurs, plus on en met, mieux c’est. C’est pour cela qu’on en trouve en dessous de la sole et au dessus de la voûte. Je me souviens chez Bruno il y avait plus d’un mètre de sable au dessus de la voûte ! Et en dessous de la sole nous n’avions pas pu voir mais j’avais sondé une fois celle-ci retirée et il m’avait semblé qu’il y en avait autant en dessous qu’au dessus… c’est dire… Pour ma part, j’ai opté pour un mortier maigre (3,5 volumes de sable pour 1 volume de chaux) de 5,5 cm sur les conseils de Yannick (oui l’architecte). L’intérêt du mortier maigre est d’avoir un plan dur une fois séché plutôt que du sable seul qui est un peu moins stable à la pose. Ca donne ce petit croquis pour mieux comprendre.

C’est dommage, je viens juste de comprendre véritablement la nécessité de cette « masse thermique ».  Si c’était à refaire, je ferais une chape maigre de 30 cm. Mais bon, 5,5 cm ça fera l’affaire d’après les spécialistes. Je verrai à l’usage…

 

 

Pose de la porte.

Dimanche 10 juin, encore une étape importante :  nous présentons la porte.

A nous 3, avec les fistons Enzo et Mathias, nous sommes parvenus à la monter là-haut.  C’était épique ! Nous avions fait des escaliers avec les parpaings pour pouvoir la monter. On s’y est repris à 4 fois. Je suis sûr que cette porte pèse au moins 250 kg !

Ensuite pour la sceller, c’est André qui sera de la partie :

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Comme je l’expliquais dans le dernier article, ayant changé d’avis et choisi de mettre du sable sous la sole sous forme de mortier maigre, il nous a fallu réhausser la prote de la même épaisseur, 5,5 cm, soit l’épaisseur d’une brique.

Voilà ce que ça donne :

Toujours avec la complicité d’André…… que je ne remercie pas… sinon il va encore râler…. MERCI André !

Foyer terminé + dalle isolée !

C’est une grande étape de franchie ! Encore une…  Et j’en suis très heureux. Car la difficulté était bien là : il me fallait faire correspondre la hauteur du foyer avec l’assise du gueulard ainsi que la hauteur de dalle isolée, tout cela, en rapport avec la hauteur de la sole.  J’étais resté longtemps bloqué sur cette étape, environ un mois. Je me sens donc libéré depuis la fin de cette étape réalisée la semaine dernière.  Ci-dessous je vous présente les photos de cette séquence délicate. A noter que j’ai fini par choisir des plaques de béton cellulaire type Ytong  d’une épaisseur de 10 cm  pour l’isolation de la sole (achetées chez Pillaud à Villers Cotterêts).  Nous mettrons une semaine entière pour réaliser ce chantier, grâce à l’aide précieuse d’André et de Clovis.

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Voici le résumé en photos. J’aimerais apporter une précision technique : j’avais prévu de poser les pierres de la sole sur un lit de sable. Finalement je les poserai directement sur les dalles de béton cellulaires.  Le sable permet à la fois d’augmenter la masse thermique si j’ai bien compris et aussi de mettre à niveau les pierres de la sole. Je pense que l’épaisseur de 10 cm (j’avais hésité entre des dalles Ytong de 7 cm et celles de 10 cm) remplira suffisamment les fonctions d’isolation thermique. Et vu le résultat de la dalle Ytong, cela donne une surface parfaitement plane. D’où ce nouveau choix.

 

J’apprivoise ma future sole.

Serais-je en train de vous dire que la sole est déjà terminée ? En fait ce n’est pas tout à fait vrai. Mais ce n’est pas tout à fait faux non plus…

Bon, plus sérieusement, je n’ai pas avancé d’un pouce depuis la dernière publication « Construction du foyer. » Par contre, j’ai refait toute la sole du four de Jacques. En effet la sole était très abîmée et depuis 4 mois à chaque fois que je faisais du pain (chez Jacques donc), elle se détériorait toujours un peu plus. Comme vous pouvez le voir sur les photos (cliquez dessus elles s’agrandissent), c’est la partie gauche qui est très esquintée.

En conséquence, cela me compliquait davantage la tâche car la cuisson des pains n’était plus homogène et tous les pains enfournés à gauche (partie esquintée) ne se développaient pas : ils ne gonflaient pas. De ce fait la mie était beaucoup plus dense ou moins aérée si vous préférez. Alors concrètement, choisissant de ne plus enfourner sur cette partie gauche, je ne m’autorisais plus que 25 pains par fournée contre 33 auparavant.  Donc obligé de repasser à 4 fournées les vendredis pour les AMAP (4 fournées de 25 pains). Soit 1h de plus de boulot… ou vu sous un autre angle, une heure de moins de sommeil (puisque l’heure de livraison des AMAP ne change pas). Allez je vous présente le « mini-chantier. »

Première étape : retirer toute la sole. Il ne reste que le sable :

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Deuxième étape : après avoir pris les mesures de la sole avec Jacques, je découpe à la disqueuse les pierres récupérées de la sole de Bruno.

Pas de panique ! Il m’en reste suffisamment pour construire aussi la sole de mon futur four. En tout j’en ai récupéré 50 (dimensions : 33 x 33 x 6 cm) , plus des chutes…

Troisième étape : après avoir égalisé le sable je fais un essai. Pas facile l’accès, plutôt étroit…        

Avec les nouvelles pierres :

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Encore quelques ajustements à faire pour finir le chantier. Mais pour l’heure…

Quatrième étape : une petite pause s’impose ! Direction la Baie de Somme pour un ressourcement et un repos bien mérité. Deux petites journées pour décompresser, sortir du quotidien c’est juste ce qu’il nous faut. Ca devient même urgent car la fatigue se fait de plus en plus ressentir. J’aurais aimé rencontrer les phoques mais ils n’étaient pas au rendez-vous. Une bonne raison pour revenir, sans tarder…

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Un peu plus reposés, l‘air marin nous a fait grand bien ! Et puis la Baie de Somme, c’est vraiment extraordinaire ! Grand grand merci à Corinne et Jean-Claude ! 

Allez revenons à nos moutons à présent ! Retour sur la sole :

Cinquième étape : Je scie les dernières pierres et refais celles trop courtes. J’assemble le tout en veillant à ce que tout soit bien plat.  Je suis plutôt content du résultat :

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Mardi 8 mai, la sole du four de Jacques est terminée et opérationnelle ! Je suis heureux d’offrir cette nouvelle sole à Jacques, c’est une manière de le remercier pour tout ce qu’il m’a transmis et pour toute l’attention qu’il porte à mon égard. Il était question que je la refasse après la construction de mon four mais l’état d’usure de l’ancienne sole a avancé l’échéance. Et c’est une bonne chose puisque je vais déjà pourvoir l’utiliser et surtout commencer à l’apprivoiser. Première fournée : jeudi 10 mai.

chauffe du four

La première fournée est prête : 

Le moment de la cuisson…

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Pour une première cuisson, c’est plutôt encourageant. La particularité : j’ai trop chauffé la sole. Petit détail : le thermomètre ne fonctionne plus depuis presqu’un an, alors je chauffe et j’enfourne au juger, à la sensation ou au ressenti. Pour cette première fournée, une dizaine de pains sont cramés au cul. Mais ils restent consommables (et délicieux).  Regardez :

Le gros point positif, c’est qu’ils sont tous développés, ils ont tous « gonflé » sans exception aucune sur les 6 fournées réalisées jeudi et vendredi. Je comprends alors ce que m’expliquait Jacques à maintes reprises sur la levée de la pâte lors de la cuisson : « c’est la chaleur du cul (donc de la sole) qui fait s’ouvrir le pain. » Ça se vérifie totalement, d’autant plus que mes cuissons précédentes avec la sole détériorée ne me donnait pas du cent pour cent de pains développés, j’avais toujours entre 2 et 5 pains plats non développés, voire plus (c’est dommage, je n’ai pas de photo de pain non développé pour vous montrer la différence).

Durant la deuxième journée de cuissons, vendredi, j’ai aussi vérifié un point important : par crainte de trop chauffer la sole, je n’ai pas chauffé suffisamment la voûte. « Ta voûte doit être blanche quand tu enfournes. »  En l’occurrence elle était noire. Résultat : des pains cuits au cul sans être noircis, c’est une réussite, mais la croûte reste très pâle, trop pâle. La dernière cuisson de vendredi (donc la 6ème pour la nouvelle sole) sera à peu près réussie, grâce à l’aide et à l’intervention de Jacques pour la chauffe :

Je termine de  défourner la dernière fournée, cette fois-ci bien dorée.

Un dernier point important de compréhension pour moi : Jacques m’a toujours conseillé de mettre des pierres épaisses pour la sole « si t’en trouves qui font 10 cm d’épaisseur, prends-les ! »  Mais ça se fait rare. Enfin déjà là, les pierres font 6 cm d’épaisseur soit presque le double des anciennes.  L’importance de l’épaisseur est qu’elles conservent plus longtemps la chaleur puisqu’elles en  emmagasinent plus. Conséquence : elles diffusent plus longtemps cette chaleur emmagasinée. Concrètement, lors de ma première chauffe, c’était tellement chaud (trop pour le coup) que j’ai cuit la deuxième fournée juste derrière, sans rechauffe. C’était une manœuvre inenvisageable avec l’ancienne sole :  je chauffais toujours 15 à 20 min entre chaque nouvelle fournée.

Je me rends compte à quel point cette nouvelle étape est importante pour moi dans la compréhension des différents éléments du four et leur fonction. Tout ce que Jacques a pu m’expliquer en théorie, je le vérifie une fois de plus et au fur et à mesure dans la pratique. La semaine prochaine, je refais du pain jeudi et vendredi. Je vais donc poursuivre cette phase de découverte, prendre de nouveaux repères avec ce nouveau matériau et parfaire mon organisation en fonction de cette nouvelle forme de cuisson, très différente de l’ancienne. Tout ceci me donne un avant-goût de la fonction de ma future sole. Et petit à petit, je vais pouvoir l’apprivoiser, le temps de finir mon four dans le Hangar.

Construction du foyer

Après les deux derniers articles qui se passaient chez Christine et Bruno dans le Loire et Cher, revenons à notre chantier des Hauts de France. Le four prend de plus en plus forme avec cette fois-ci l’apparition du foyer.

La construction du foyer est un élément important pour le four à gueulard. C’est une première pour moi car je n’ai encore jamais construit de foyer. La première étape décrite dans cet article est réalisée en l’espace de trois semaines (chantier démarré le 5 avril, terminé le 25 avril).  J’avais encore sous-estimé le temps nécessaire (quoique durant ces 3 semaines il faut aussi prendre en considération les deux derniers voyages chez Christine et Bruno dans le Loire et Cher…). Ce n’est pas bien compliqué, mais c’est très long à poser ces petites briques réfractaires. Et dans ce type de chantier, deux personnes suffisent amplement pour opérer dans cet espace réduit. D’ailleurs André est toujours de la partie. A nous deux, nous avançons bien. Il y a aussi l’aide des garçons, Enzo et Mathias, qui me facilite également la tâche.

La petite particularité, c’est que j’ai utilisé deux sortes de briques : des grosses qui proviennent d’un ancien four à briques (merci Sylvie et Stéphane) et des classiques (22 x 11 x 5,5 cm) offertes par d’autres clients, Manuelle et Gilbert que je remercie également. J’aime cette idée de retrouver différents matériaux dans ce four, provenant de différentes personnes : c’est aussi une belle façon de soutenir ce chouette projet.

Le sol est tapissé de 4 grandes briques plates (20 x 40 x 2,5 cm) récupérées chez Bruno et Christine avec lesquelles étaient constituées le conduit de cheminée de leur four. Je vous laisse découvrir le diaporama :

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Petit point technique : j’ai utilisé un mortier à base de sable et de ciment fondu. Le ciment fondu a quasiment les mêmes caractéristiques que le ciment réfractaire. A la place, j’aurais pu également utiliser un mélange de chaux hydraulique + sable fin. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait pour terminer le foyer car j’avais utilisé tout le ciment fondu. On le voit bien d’ailleurs sur les quatre dernières photos du diaporama : tout en haut la couleur est gris clair (= chaux + sable) alors que le reste est gris foncé (= ciment fondu + sable).

Voilà, il ne reste plus qu’à fermer le foyer au dessus en y incluant l’assise du gueulard. C’est prévu pour les jours à venir et ça fera l’objet d’un prochain article. C’est encore une belle étape de franchie qui me procure encore beaucoup de joie. Et je suis heureux de vous partager un peu de cette belle émotion.

Après une bonne journée de travail, rien de telle qu’une petite virée au parc du château pour me poser, tout en appréciant ce beau coucher de soleil.

 

 

 

 

4ème voyage dans le Loire et Cher

Deux semaines après notre dernier voyage, nous revoici partis pour le Loire et Cher. Cette fois-ci j’ai loué une camionnette pour pouvoir charger en conséquence. J’emmène en renfort les garçons avec moi, leur faisant louper la dernière journée de cours avant les vacances (merci papa ! ). Ce sera un voyage entre hommes, Ghislaine ne pouvant se joindre à nous pour cette fois.

La camionnette est chargée, on peut partir !

Vendredi 20 avril, 10h, Villers Cotterêts, nous prenons la route. « Bon… restez sérieux les mecs, je prends une photo ! »

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Un point positif : c’est très agréable de partir avec cette première vague de chaleur de l’année qui sent bon l’été. Le point négatif c’est le manque de temps qui me contraint à faire l’aller-retour sur 2 journées seulement, ce qui sera assez éprouvant au final, étant le seul conducteur. Et avec toujours cette difficulté de passer par Paris qui peut rallonger le trajet d’une heure ou deux voire plus… Au final, nous aurons plus de bouchons au retour qu’à l’aller.

Le voyage s’est bien passé et nous arrivons chez Christine et Bruno un peu avant 15h. Une petite pause puis nous commençons tout de suite à charger les briques dans la camionnette.

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Nous chargeons 550 briques environ. Il restera encore beaucoup de place dans la camionnette mais le poids autorisé, 1450 Kg est déjà atteint.

voici ce qu’il reste après chargement : 

Je pensais récupérer aussi les grosses briques qui constituent le pourtour du four de Bruno (sur le tas à droite de la photo) mais vu le poids j’ai préféré ramener en priorité les petites briques pour construire ma voûte. Un cinquième voyage s’imposera donc.

Après avoir chargé les briques nous avons poursuivi un peu le démontage du four. Là aussi ça prend une autre allure :

Alors que la journée de samedi s’achève, Christine et Bruno nous rejoignent. C’est le moment pour les garçons et nos hôtes de faire connaissance autour d’un bon repas partagé, avec ce joli coucher de soleil en prime.

Et l’Aventure continue ! Après une bonne journée et un bon repas, nous ne tardons pas à aller nous coucher. Profitant de la douceur du climat, les garçons dorment à la semi-belle étoile, sur un bon  lit douillet tout juste bien imbriqué…

Le lendemain matin, il nous reste encore un peu de temps avant de prendre la route. Départ prévu à 11h. Nous poursuivons le démontage du four. Hélas avec une paire de bras en moins pour ce dimanche matin : Enzo a été malade toute la nuit, ayant pris un coup de chaud la veille en chargeant les briques en plein soleil. Il finira sa nuit dans la caravane pendant que nous terminons le chantier et chargeons les quelques derniers matériaux. Il sera à peu près remis sur pieds pour le départ, ouf !

Camionnette chargée, prête pour le départ !

A 11h précises, nous reprenons la route pour notre belle Picardie (enfin Hauts-de-France).  Arrivés vers 16h il nous reste deux petites heures pour décharger le véhicule, le nettoyer intérieur-extérieur, refaire le plein et le ramener chez Edouard… C’est pas gagné… La camionnette est louée jusqu’à 18h. Faut pas traîner ! 

C’est alors qu’arrivent les super voisins à la rescousse ! Angélique et Fred avec leurs 2 bouts de choux viennent nous aider. On s’organise, on fait la chaîne et en 20 min c’est plié ! Regardez un peu le travail !                                              

C’est dommage, c’est allé trop vite pour que je prenne une photo de cette étape finale. Encore un grand MERCI les super voisins !    😉

 

Et l’Aventure continue !

Plus d’un mois écoulé depuis le dernier article ! Pas facile de trouver le temps pour écrire chaque étape. Il faut dire qu’il s’est passé tellement de choses depuis la dernière publication ! Il me faudra plusieurs articles pour tout raconter. Allez je me lance !

Le week-end du 6, 7, 8 avril, nous retournons dans le Loire et Cher pour démonter la suite du four et spécialement la voûte. Nous faisons cette fois-ci la connaissance de Christine, la femme de Bruno. C’est là encore une belle rencontre dans cette grande aventure humaine ! Et puis, à nous 4, Christine, Bruno, Ghislaine et moi, il va y avoir du sacré rendement ! Je vous raconte :

Arrivés vendredi vers 19h , nous retrouvons l’édifice comme nous l’avions laissé depuis notre dernier voyage (en février). Enfin pas tout à fait : sur la droite de la façade du four, Bruno avait poursuivi le travail en attendant notre retour.

Nous découvrons le four avec la voûte qui s’est affaissée (ci-dessous).

La « mission » de notre 3ème séjour sera donc de retirer toutes les briques. Attention ça va déménager ! On n’est pas là pour rigoler… Quelques 1000 briques nous attendent (j’en ai compté environ 1000 à 1100) !  Voyez par vous-même :

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Voici le résultat dans la cour :

En une seule journée à nous quatre, toute la voûte est retirée ! Nous avons même dégagé quelques rangées de parpaings constituant le socle du four et fait quelques aller-retours à la déchetterie. Je n’en reviens pas de tout ce travail accompli en si peu de temps ! Il faut dire que la motivation était au rendez-vous, dans la joie et la bonne humeur, éléments indispensables pour une telle efficacité et un tel rendement ! Nous sommes tous très satisfait et très heureux de ce séjour passé ensemble.

Dimanche 8 avril, fin de matinée : il est l’heure de prendre la route. Ca ira vite à charger cette fois-ci avec seulement 16 pierres de sole et une 30 aine de briques, 40 tout au plus… Ce sera un petit chargement pour le kangoo… Il traîne presque par terre… Mais nous arriverons à bon port, tranquillement.

Du coup il nous faudra revenir sans tarder avec un véhicule plus adapté pour rapporter toutes ces briques à Villers Cotterêts.

 

 

Fondations terminées, dalle en train de sécher !

Après les 2 derniers épisodes du Loire et Cher, retour en Picardie. Lors du dernier voyage chez Bruno nous avons ramené suffisamment de matériaux pour poursuivre les travaux dans le hangar à Villers Cotterêts.

Un mois après le dernier voyage, les fondations de mon four sont complètement terminées. La dalle a même été réalisée il y a 4 jours (jeudi). C’est tout frais, ça sèche tranquillement… Il faut dire que les travaux avancent à grand pas depuis 15 jours et ce, grâce à  l’aide d’André, présent à chaque jour de chantier.  La disponibilité et l’entrain d’André sont très appréciables et particulièrement bienvenus pour cette étape ; et pour les étapes suivantes d’ailleurs « Plus vite on aura fini le four, plus vite on mangera du bon pain à volonté ! » dixit André.  Il y a aussi l’aide d’Enzo (mon fils) ainsi que Christophe venu dernièrement. La bétonnière de Christophe nous a aussi été d’une grande utilité pour couler la dalle. Quel travail d’équipe ! J’ai beaucoup de reconnaissance pour chacun d’entre vous qui m’aidez depuis le tout début à votre façon : une heure, deux heures, une demi-journée, plusieurs demi-journées, prêt de matériel, conseils, discussions, échanges d’idées… tout m’est super utile. Grand merci à vous ! 

Depuis qu’André vient régulièrement, j’ai trouvé une nouvelle organisation dans mon travail qui est bien plus reposante et bien plus confortable pour moi : les matinées nous travaillons sur le chantier à la construction du four et les après-midi je consacre mon temps à mon activité de fasciathérapie dans laquelle je suis toujours plus sollicité (enfin ça concerne les semaines où je ne fais pas de pain). Et les soirs je retourne sur le chantier contempler le travail réalisé et réfléchir à la suite pour préparer la journée du lendemain 

Voici quelques photos pour illustrer l’avancée des travaux et quelques explications ensuite :

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Enfin les fondations sont réalisées, c’est une grande étape ! C’est toujours beaucoup de joie et de satisfaction dans ces moments-là.

Fin d’une étape, début d’une autre : préparer les contours des murs porteurs pour réceptionner le plancher en poutrelles et hourdis .  Un petit schémas vaut mieux qu’un long discours… explications en photos (cliquez sur les photos, elles s’agrandissent) :

D’après les fours que j’ai pu étudier jusqu’ici, le plancher en poutrelles et hourdis n’est pas indispensable. Une simple dalle en béton armé suffirait. Mais disons que les poutrelles et hourdis facilitent grandement la tâche.

NOTA : Dans mes recherches, j’ai vu que pour la plupart des fours à gueulard, la sole a une légère pente (montante quand on est face au four). Ceci faciliterait l’enfournement et le défournement des pains et aussi, il me semble, la chauffe de la sole et de la voûte.  Pour ma part, j’avais hésité à faire cette pente. Je l’ai tout de même réalisée, avec une pente de 5 cm sur une longueur de 4 m.

Je vous présente André. Attention on va passer à la vitesse supérieure !

(Pensez à cliquer sur les photos, vous verrez mieux les détails)

Ci-dessus, sur les deux dernières photos nous avons mis une semelle de mortier qui suit la pente des planelles afin de venir poser ensuite (une fois séché) les poutrelles dessus.

Mardi 20 mars 2018, pose des poutrelles et hourdis avec Christophe et André. Sur les photos ci-dessous on voit les planelles ajoutées  au dessus de l’emplacement du foyer. Les planelles servent à contenir le béton que nous allons couler ensuite (dimensions d’une planelle : 5 x 16 x 50 cm). Je fermerai devant avec des planches qui serviront de coffrage et au fond, je m’appuierai sur le mur.

Jeudi 22 mars, ci-dessous (diaporama), encore une grande étape de franchie : avec André nous coulons la dalle.  Avec treillis soudés pour faire une dalle de béton armé, j’ajoute également des fibres. Ceci est facultatif, j’ai choisi cette option sur les conseils de Lorry, un professionnel chez Pillaud à Soissons. Il m’explique que les fibres améliorent aussi la tenue au feu des bétons en plus de consolider la dalle. J’ai trouvé le concept intéressant. Si vous voulez en savoir plus, voici  les caractéristiques techniques du produit :

J’en profite pour dire un grand merci à Lorry qui a pris le temps de tout m’expliquer par téléphone à plusieurs reprises ainsi qu’au magasin, au sujet de la pose des poutrelles et hourdis tout en s’adaptant à ma demande spécifique de construction de four à pain.

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Avec André nous avons encore fait du bon travail d’équipe : il s’occupait du mélange à la bétonnière et moi je tirais la dalle avec la règle. Pour 2 non-professionnels, nous aurons mis 5h et demi pour réaliser cette chappe, de 9h à 14h30.  Bravo André et mille merci !

Concernant la suite, l’une des prochaines étapes sera de construire le foyer (juste devant au centre) et également d’ajouter une seconde dalle, cette fois-ci en vermiculite posée sur la dalle de béton armée. La vermiculite est un isolant qui permet de garder la chaleur des pierres de la sole à l’intérieur de la chambre de cuisson. C’est sur cette seconde dalle que se poseront ensuite les pierres de la sole (elles-mêmes posées sur un lit de sable). Aujourd’hui je réfléchis à la suite du chantier car il m’est venu cette drôle d’idée de construire un four à sole rectangulaire ces derniers jours. J’étais parti pour construire un four avec une sole ovale (2,20 m sur 1,80 m), mais depuis que je démonte le four de Bruno avec sa sole rectangulaire, je me dis « pourquoi pas ? » D’autant plus que d’un point de vue architectural, ça semble bien plus simple à réaliser. Je vais poursuivre ma réflexion en ce sens car la suite des travaux en découle directement.  Disons que j’ai une semaine pour prendre ma décision… suite au prochain épisode…   😉