Un raté plutôt réussi.

Reprenons le cours de l’histoire sans plus tarder ! Nous sommes fin novembre 2018. Et nous en sommes là :

Pour nous re-situer dans le contexte : la voûte est terminée. Les joints intérieurs sont achevés avec la grande participation d’André et Enzo (voir l’avant dernier article « La voûte, vue de l’intérieur » ) . Le rendu est assez joli à nos yeux. Il nous faut poursuivre à présent la façade du four. Voici une vue d’ensemble :

le 29 novembre 2018

Je découpe un carton avec cette forme que je trouve harmonieuse pour donner naissance à l’arche qui reliera les deux piliers.

Le rendu au sol me plaît assez :

Sur le même principe que la construction de la voûte du four, je mets en place un support bois en contreplaqué de 5 mm sur lequel je viendrai m’appuyer. Pendant ce temps, Enzo s’occupe de réhausser la ceinture isolante du four en béton cellulaire.

Cliquer sur la première photo elle s’agrandit.

Plus j’avance et plus je vois le support en contreplaqué se déformer. Ma belle forme harmonieuse arrondie s’est transformée. A vouloir faire vite avec cette fatigue que je traîne, je sous-estime le poids ajouté par chaque brique (2,5 kg par brique). Deux supports supplémentaires (obliques) n’auraient pas permis cette déformation. Las de cette journée de travail, j’hésite à démonter. Nous sommes le 4 décembre 2018.

(Cliquer sur les photos) :

Finalement après concertation avec Ghislaine et les garçons, cela ne choque pas. Au contraire, ça plaît : un raté plutôt réussi avec une forme… originale 🙂

Le retour du blogueur fou…

Ça a comme un goût d’inachevé cette histoire… plus de six mois d’absence sur mon blog ! A l’heure où j’écris cet article nous sommes le 16 juin (2019) et le four est bel et bien terminé, depuis fin janvier. Mais voici, tout s’est enchaîné encore à une vitesse dingue ! Nous vivons une drôle d’époque, tous (ou presque) à courir après ce temps, dans cette roue infernale… Concrètement, voici une explication simple à cette longue absence d’écriture : une fois le four terminé, enfin dans les derniers moments de construction, j’ai soudain réalisé « OK, le four est pour ainsi dire fini, mais là on est en janvier, il fait 4 °… On est bien loin des conditions idéales pour panifier, faire monter la pâte, etc… »

Le four est l’élément essentiel pour cuire le pain certes. A présent il ne reste plus qu’à mettre en place le FOURNIL ! Ben oui… C’est pas une mince affaire encore ! Au début, nous avons bien tenté de faire le pain à la maison, pour aller le cuire ensuite dans notre joli four mais…. faire 100 pains (et plus) dans sa cuisine, je vous promets que ça donne vite le vertige, même en étant bien organisés… Et les commandes qui affluent… Cette situation est vite devenue ingérable. Au final nous avons pris la décision de faire un break boulange pour nous centrer sur notre nouveau chantier : le Fournil !

Après un an de travaux pour construire ce beau four que nous avons en partie déconstruit auparavant à 300 km d’ici ne l’oublions pas, un raz-le-bol général se fait ressentir avec un profond découragement… je me retrouve à nouveau dans un état de fatigue avancé pour ne pas dire d’épuisement, je me sens proche du burn out…

A cela viennent s’ajouter les difficultés financières pour avancer dans notre projet. L’argent, le nerf de la guerre…. c’est bien une réalité, une réalité très concrète. Au moment où cela devient vital de développer notre activité pour augmenter nos tout petits revenus cela devient également urgent de faire une pause boulange pour avancer dans les travaux du fournil, acheter des matériaux coûteux… Situation très inconfortable à vivre. Je vous passe les détails de cette délicate épreuve à surmonter. Mais tout ceci fait partie de ce grand projet fou, c’est ce que je me dis pour continuer à avancer. Garder confiance au fond de soi est aussi une clef. Et l’aide précieuse et généreuse des copains avec la bienveillance de chacune et de chacun nous ont grandement aidé à franchir cette étape. Je ne les remercierai jamais assez. Encore MERCI !

Voici donc pour les explications. Aujourd’hui je suis heureux de reprendre enfin l’écriture et j’ai hâte de vous raconter la suite et la fin de la construction de ce four magnifique… A très très vite très très chères lectrices et très très chers lecteurs !