Faut tout démonter !

« Petit » rebondissement dans l’Aventure que nous vivons… En effet, il faut tout démonter… Oui tout ! Les copains ont dû trouver bizarre que je ne lance pas d’appel à l’aide la semaine dernière comme convenu pour la poursuite du chantier. Il faut dire que je n’ai pas trouvé le temps de les prévenir. Car il faut tout démonter… et sans plus attendre… Ça vous effraie peut-être à l’idée de devoir tout défaire  ?… et pourtant c’est une très bonne nouvelle que j’ai à vous annoncer là dans ce nouvel article.  Explications…

Dans l’article précédent, je parlais de mon choix de réaliser un four à gueulard pour me faciliter la tâche et me préserver davantage pour mieux durer dans le temps. Mais il y a un net coût supplémentaire car les matériaux en fonte sont particulièrement onéreux. Pour information, j’avais fait faire un devis par une société spécialisée et j’en étais à 4127 € pour acheter le gueulard, son assise + la gamelle pour boucher l’assise du gueulard, le foyer complet et le oura (système de clapet qui ferme le conduit de cheminée pendant la cuisson).  Et il me manquait encore la porte du four…

C’est alors qu’en désespoir de cause, dimanche (21 janvier), je (re)cherche un gueulard d’occasion sur le bon coin. Et Ôh surprise !! je trouve un four complet à vendre, un énorme four à gueulard avec une sole de 6,75 m2, soit le double de superficie prévue pour la mienne. Le tout pour la modique somme de 950 €.  La particularité : venir le démonter sur place pour l’emporter.  Je prends contact avec Bruno, le propriétaire. Ce four a été construit en 2005. Il est donc quasi neuf. Trois jours plus tard avec mon amie Ghislaine, nous sommes sur place à 320 km d’ici, dans le Loire et Cher. J’ai loué une grosse camionnette et nous sommes partis 2 jours et demi pour un premier voyage (pendant que mon vieux kangoo se fait réviser-réparer).

Bruno nous accueille chez lui et nous offre son hospitalité ainsi que son aide pour le démontage. Son four est magnifique ! Un chef d’oeuvre ! C’est un four Mantez.  Dedans, il enfournait 120 baguettes, c’est un four rectangulaire dont la sole mesure 2,70 m sur 2,50 m. Les dalles de la sole, elles, mesurent 33 cm sur 33 et font 6 cm d’épaisseur. Allez petit diaporama de présentation oblige !

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 Voilà pour la présentation.  A présent, voici un second diaporama montrant le démontage de l’édifice. Du moins, une partie, seulement. En fait nous avons passé les trois quarts de notre temps à vider le sable contenu au dessus de la voûte. Nous avons peut-être retiré une cinquantaine de brouettes.  C’est beaucoup de boulot, mais ça en vaut la peine. Outre l’aspect économique pour mon porte-monnaie, je trouve que démonter un four est idéal pour bien comprendre sa réalisation et ses mécanismes. Car je découvre tout au fur et à mesure de la grande Aventure, n’ayant encore jamais construit de four. C’est une chance inouïe ! En plus, ça nous fait voir du pays et rencontrer encore de chouettes personnes comme Bruno.

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Ci-dessous une fontaine de sable. Idée de Bruno: trouer le mur pour laisser s’écouler le sable. Très efficace !

Au dessus de la voûte, ça se vide de plus en plus. On voit apparaître les conduits de cheminée.

C’est la fin du 2ème jour de travail. On a vraiment bien bossé.

C’est le moment de charger la camionnette après 2 journées intenses de travail. On voit bien les dalles de la sole.

Et voilà ! Tout est bien rangé, bien calé pour le trajet. Quelques pièces en plus offertes par Bruno, pelles d’enfournements, balaies . Prochain voyage prévu vers le 6 février.  Faut tout démonter !

Prêts à repartir. Nous prendrons la route du retour vendredi soir à 18h20.

 

 

La première pierre du four !

Ça y est la construction du four a bel et bien démarré. La première pierre, ou plutôt le premier parpaing  a été posé le 31 décembre 2017. Une manière forte de finir l’année en beauté ! Pour démarrer du bon pied, c’est Frédéric, mon super voisin, qui pose le premier parpaing tout en me donnant ses recommandations. Souvenez-vous, dans mon premier article j’avais parlé du four du couvent de Cerfroid , à Brumetz, construit en tuiles plates anciennes.  C’est justement Frédéric qui l’a construit.                              Il pose ensuite le 2ème parpaing, puis me guide pour la pose du 3ème. Je prends la suite en écoutant bien ses conseils. C’est parti !                     J’ai cette chance d’être particulièrement bien entouré pour mener à bien mon projet de construction :

  • Entre mon voisin Frédéric qui a construit le four du couvent de Cerfroid, qui touche à tout, et débordant de bonnes idées,
  • Jacques qui a aussi construit son four avec son expérience de boulanger qui ne manque pas d’idées et d’astuces en tout genre. A titre d’exemple, l’année dernière il a entrepris d’aménager totalement sa camionnette en camping-car… Il a tout fait de A à Z, isolation, plomberie, électricité, meubles… Un chef-d’œuvre !
  • Et Yannick, architecte de métier qui passe aussi de temps en temps pour voir évoluer le chantier et m’apporter ses conseils techniques et aussi en lien avec la règlementation.  Yannick a également construit plusieurs four à pain, dont ceux du Moulin de Brisé et de Priez, cités aussi dans mon premier article.

Fred,  Jacques et Yannick sont les 3 personnes référentes vers qui je me tourne régulièrement lorsque j’ai besoin de conseils, lorsque je suis à cour d’idée ou encore lorsque je suis bloqué. Sans eux, ce projet ne verrait pas le jour.

Maintenant que je « maîtrise » la fonction diaporama, je vous propose de voir le socle du four se lever de terre. Je vous donne quelques explications ensuite. J’en profite pour remercier les copains qui sont venus mettre la main à la pâte : Fred, Stéphane, Ghislaine, Clovis, Christophe, Nico, BenJ,  Vincent, et mes 3 loulous Charlotte, Enzo et Mathias ainsi qu’Emilie.

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Voici donc le temps rattrapé ! Je vous écris maintenant au présent. Cette photo date du 13 janvier 2018. Aujourd’hui nous sommes le 21 janvier et c’en est toujours au même point. Les travaux vont pouvoir reprendre la semaine prochaine (enfin demain).                                      Pour terminer cet article je vous donne quelques précisions techniques :

J’ai finalement opté pour un four à gueulard de 2,20 m sur 1,80 m. , dans lequel je prévois d’enfourner environ 90 pains de 500g, soit 3 fois la capacité du four de Jacques dans le lequel je cuis mes fournées actuellement. Le choix du gueulard me fera gagner du temps pour le nettoyage de la sole et surtout me permettra de me préserver davantage.  Au départ j’étais parti pour construire un four sans gueulard car c’est un coût supplémentaire considérable : les accessoires en fontes sont très onéreux. Mais les passages difficiles récemment traversés m’ont fait changer d’avis, préférant optimiser mes conditions de travail. Ce projet qui me tient à cœur se doit de durer dans le temps, donc avec des choix qui en découlent directement.

Voici pour aujourd’hui. Dans un prochain article j’aimerais vous présenter un schémas explicatif qui précisera les différents clichés que je viens de vous montrer.

Suite au prochain épisode…  :o)

L’emplacement du four

Bon, il est temps de se mettre à jour pour revenir plus dans le présent. Je vais moins écrire cette fois-ci et plutôt laisser parler les photos que je viens d’insérer dans un diaporama (je suis content j’ai enfin trouvé la fonction diaporama ! ) Le diaporama résume deux semaines de travaux du mois de décembrePetit à petit l’emplacement du four va apparaître…  

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Le Hangar

J’enchaîne donc sur mon  article pour vous présenter « le Hangar. » Enfin, pour la plupart d’entre vous, vous le connaissez déjà puisque vous venez y chercher votre pain depuis 1 mois et demi. Le Hangar, c’est le lieu où je vais construire mon four. D’ailleurs, la construction a bien démarré au moment où j’écris cet article.

Le Hangar était un atelier de confection de papiers peints si j’ai bien tout compris. Il est grand, il est spacieux, il est beau, il est propre, il est sain.  Beaucoup de potentiel dans ce bel espace !

Pour faire simple, je vous propose de découvrir le Hangar en photos avec les différentes étapes depuis début septembre à fin novembre dans un premier temps.

Ensuite, je ferai un nouvel article pour décrire plus précisément les travaux, la conception du four, ses mesures, mes questionnements, les difficultés rencontrées et mes choix en matériaux (enfin il me faudra probablement en écrire plusieurs des articles pour développer tout ça).

Bonne lecture à vous et bonne découverte…

Voici l’entrée. J’en profite pour vous présenter mon nouveau véhicule, un vieux Kangoo rallongé qui me permet de charger sans compter. Très pratique pour les travaux et aussi pour livrer le pain.

Le voici ! 15 m de long sur 4,80 m

début septembre avec mes fistons.
Un des premiers achats pour faire vivre le Hangar en attendant la suite…

 

Pour faire de la place je vais utiliser les  cartons d’isolants qui attendent sagement sur la mezzanine au fond du Hangar. Ils servent à isoler la toiture.  Ce sera mon premier chantier.

 

 

 

C’est parti !
Pour conserver la lumière du jour, j’insère des panneaux polycarbonates sous les plaques transparentes,. Elles ont aussi une fonction isolante.

Et voici un premier chantier réalisé. Ces pans d’isolations m’encombraient l’espace et ne remplissaient pas leur fonction d’isoler tout en approchant de l’hiver. A présent c’est fait ! En plus, j’avais besoin de ça : un chantier qui avance rapidement sans nécessité de grands moyens car ça fait du bien pour le moral ! Nous sommes fin novembre 2017. Je vais pouvoir me concentrer sur la suite : où placer le four ?

 

5 mois plus tard…

Très chères lectrices, très chers lecteurs,

voici ENFIN le 3ème article !

Bon… nous voilà 5 mois plus tard, après mon dernier article. J’étais très occupé comme vous pouvez l’imaginer, enfin vous le savez pour la plupart d’entre vous qui m’achetez du pain. Plein de choses à vous raconter ! Mais par où commencer ? Je crois que je vais faire bref pour cet article de reprise. Juste vous dire ce que j’ai rencontré les 5 derniers mois qui m’ont laissé dans le silence. Ou simplement un petit aperçu du mois de septembre qui est à l’origine de ce long silence :

  • mon déménagement / emménagement,
  •  Plus de voiture pendant un mois… le moteur a lâché… J’ai trouvé un nouveau véhicule d’occasion qui je l’espère tiendra le temps des travaux,
  • de gros soucis en approvisionnement de farine,
  • beaucoup plus de boulot en boulange (avec un passage de 57 heures de travail en 4 jours…) et du coup…
  • une phase d’épuisement à la clé !

Cette phase d’épuisement m’a plongé dans une réflexion plus profonde pour trouver une nouvelle organisation me permettant d’avancer dans mon projet de construction de four. J’ai effectivement vérifié le dicton « on ne peut pas être au four ET au moulin. » Comme quoi  les dictons c’est pas si con… Depuis le mois d’octobre, j’ai donc mis en place une nouvelle organisation : je travaille jeudi-vendredi une semaine sur 2 pour me libérer suffisamment de temps pour avancer dans la construction de l’édifice. Et je garderai ce régime jusqu’à ce que le four soit construit ET opérationnel.  Avec un peu de réflexion, je me dis que ce serait incohérent de ma part voire incongru d’y laisser ma santé dans ce beau projet alors que ma démarche de faire du pain est née avant tout d’une démarche de santé.

Durant cette période difficile, je vous passe les moments de grands découragements et de démotivation totale… Mais le temps a passé et aujourd’hui me voici regonflé à bloc !

Allez, je vais sans plus attendre poursuivre l’article suivant que j’ai entamé dernièrement . Y a du pain sur la planche ! A très vite !…  :o)