Foyer terminé + dalle isolée !

C’est une grande étape de franchie ! Encore une…  Et j’en suis très heureux. Car la difficulté était bien là : il me fallait faire correspondre la hauteur du foyer avec l’assise du gueulard ainsi que la hauteur de dalle isolée, tout cela, en rapport avec la hauteur de la sole.  J’étais resté longtemps bloqué sur cette étape, environ un mois. Je me sens donc libéré depuis la fin de cette étape réalisée la semaine dernière.  Ci-dessous je vous présente les photos de cette séquence délicate. A noter que j’ai fini par choisir des plaques de béton cellulaire type Ytong  d’une épaisseur de 10 cm  pour l’isolation de la sole (achetées chez Pillaud à Villers Cotterêts).  Nous mettrons une semaine entière pour réaliser ce chantier, grâce à l’aide précieuse d’André et de Clovis.

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Voici le résumé en photos. J’aimerais apporter une précision technique : j’avais prévu de poser les pierres de la sole sur un lit de sable. Finalement je les poserai directement sur les dalles de béton cellulaires.  Le sable permet à la fois d’augmenter la masse thermique si j’ai bien compris et aussi de mettre à niveau les pierres de la sole. Je pense que l’épaisseur de 10 cm (j’avais hésité entre des dalles Ytong de 7 cm et celles de 10 cm) remplira suffisamment les fonctions d’isolation thermique. Et vu le résultat de la dalle Ytong, cela donne une surface parfaitement plane. D’où ce nouveau choix.

 

J’apprivoise ma future sole.

Serais-je en train de vous dire que la sole est déjà terminée ? En fait ce n’est pas tout à fait vrai. Mais ce n’est pas tout à fait faux non plus…

Bon, plus sérieusement, je n’ai pas avancé d’un pouce depuis la dernière publication « Construction du foyer. » Par contre, j’ai refait toute la sole du four de Jacques. En effet la sole était très abîmée et depuis 4 mois à chaque fois que je faisais du pain (chez Jacques donc), elle se détériorait toujours un peu plus. Comme vous pouvez le voir sur les photos (cliquez dessus elles s’agrandissent), c’est la partie gauche qui est très esquintée.

En conséquence, cela me compliquait davantage la tâche car la cuisson des pains n’était plus homogène et tous les pains enfournés à gauche (partie esquintée) ne se développaient pas : ils ne gonflaient pas. De ce fait la mie était beaucoup plus dense ou moins aérée si vous préférez. Alors concrètement, choisissant de ne plus enfourner sur cette partie gauche, je ne m’autorisais plus que 25 pains par fournée contre 33 auparavant.  Donc obligé de repasser à 4 fournées les vendredis pour les AMAP (4 fournées de 25 pains). Soit 1h de plus de boulot… ou vu sous un autre angle, une heure de moins de sommeil (puisque l’heure de livraison des AMAP ne change pas). Allez je vous présente le « mini-chantier. »

Première étape : retirer toute la sole. Il ne reste que le sable :

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Deuxième étape : après avoir pris les mesures de la sole avec Jacques, je découpe à la disqueuse les pierres récupérées de la sole de Bruno.

Pas de panique ! Il m’en reste suffisamment pour construire aussi la sole de mon futur four. En tout j’en ai récupéré 50 (dimensions : 33 x 33 x 6 cm) , plus des chutes…

Troisième étape : après avoir égalisé le sable je fais un essai. Pas facile l’accès, plutôt étroit…        

Avec les nouvelles pierres :

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Encore quelques ajustements à faire pour finir le chantier. Mais pour l’heure…

Quatrième étape : une petite pause s’impose ! Direction la Baie de Somme pour un ressourcement et un repos bien mérité. Deux petites journées pour décompresser, sortir du quotidien c’est juste ce qu’il nous faut. Ca devient même urgent car la fatigue se fait de plus en plus ressentir. J’aurais aimé rencontrer les phoques mais ils n’étaient pas au rendez-vous. Une bonne raison pour revenir, sans tarder…

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Un peu plus reposés, l‘air marin nous a fait grand bien ! Et puis la Baie de Somme, c’est vraiment extraordinaire ! Grand grand merci à Corinne et Jean-Claude ! 

Allez revenons à nos moutons à présent ! Retour sur la sole :

Cinquième étape : Je scie les dernières pierres et refais celles trop courtes. J’assemble le tout en veillant à ce que tout soit bien plat.  Je suis plutôt content du résultat :

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Mardi 8 mai, la sole du four de Jacques est terminée et opérationnelle ! Je suis heureux d’offrir cette nouvelle sole à Jacques, c’est une manière de le remercier pour tout ce qu’il m’a transmis et pour toute l’attention qu’il porte à mon égard. Il était question que je la refasse après la construction de mon four mais l’état d’usure de l’ancienne sole a avancé l’échéance. Et c’est une bonne chose puisque je vais déjà pourvoir l’utiliser et surtout commencer à l’apprivoiser. Première fournée : jeudi 10 mai.

chauffe du four

La première fournée est prête : 

Le moment de la cuisson…

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Pour une première cuisson, c’est plutôt encourageant. La particularité : j’ai trop chauffé la sole. Petit détail : le thermomètre ne fonctionne plus depuis presqu’un an, alors je chauffe et j’enfourne au juger, à la sensation ou au ressenti. Pour cette première fournée, une dizaine de pains sont cramés au cul. Mais ils restent consommables (et délicieux).  Regardez :

Le gros point positif, c’est qu’ils sont tous développés, ils ont tous « gonflé » sans exception aucune sur les 6 fournées réalisées jeudi et vendredi. Je comprends alors ce que m’expliquait Jacques à maintes reprises sur la levée de la pâte lors de la cuisson : « c’est la chaleur du cul (donc de la sole) qui fait s’ouvrir le pain. » Ça se vérifie totalement, d’autant plus que mes cuissons précédentes avec la sole détériorée ne me donnait pas du cent pour cent de pains développés, j’avais toujours entre 2 et 5 pains plats non développés, voire plus (c’est dommage, je n’ai pas de photo de pain non développé pour vous montrer la différence).

Durant la deuxième journée de cuissons, vendredi, j’ai aussi vérifié un point important : par crainte de trop chauffer la sole, je n’ai pas chauffé suffisamment la voûte. « Ta voûte doit être blanche quand tu enfournes. »  En l’occurrence elle était noire. Résultat : des pains cuits au cul sans être noircis, c’est une réussite, mais la croûte reste très pâle, trop pâle. La dernière cuisson de vendredi (donc la 6ème pour la nouvelle sole) sera à peu près réussie, grâce à l’aide et à l’intervention de Jacques pour la chauffe :

Je termine de  défourner la dernière fournée, cette fois-ci bien dorée.

Un dernier point important de compréhension pour moi : Jacques m’a toujours conseillé de mettre des pierres épaisses pour la sole « si t’en trouves qui font 10 cm d’épaisseur, prends-les ! »  Mais ça se fait rare. Enfin déjà là, les pierres font 6 cm d’épaisseur soit presque le double des anciennes.  L’importance de l’épaisseur est qu’elles conservent plus longtemps la chaleur puisqu’elles en  emmagasinent plus. Conséquence : elles diffusent plus longtemps cette chaleur emmagasinée. Concrètement, lors de ma première chauffe, c’était tellement chaud (trop pour le coup) que j’ai cuit la deuxième fournée juste derrière, sans rechauffe. C’était une manœuvre inenvisageable avec l’ancienne sole :  je chauffais toujours 15 à 20 min entre chaque nouvelle fournée.

Je me rends compte à quel point cette nouvelle étape est importante pour moi dans la compréhension des différents éléments du four et leur fonction. Tout ce que Jacques a pu m’expliquer en théorie, je le vérifie une fois de plus et au fur et à mesure dans la pratique. La semaine prochaine, je refais du pain jeudi et vendredi. Je vais donc poursuivre cette phase de découverte, prendre de nouveaux repères avec ce nouveau matériau et parfaire mon organisation en fonction de cette nouvelle forme de cuisson, très différente de l’ancienne. Tout ceci me donne un avant-goût de la fonction de ma future sole. Et petit à petit, je vais pouvoir l’apprivoiser, le temps de finir mon four dans le Hangar.

Construction du foyer

Après les deux derniers articles qui se passaient chez Christine et Bruno dans le Loire et Cher, revenons à notre chantier des Hauts de France. Le four prend de plus en plus forme avec cette fois-ci l’apparition du foyer.

La construction du foyer est un élément important pour le four à gueulard. C’est une première pour moi car je n’ai encore jamais construit de foyer. La première étape décrite dans cet article est réalisée en l’espace de trois semaines (chantier démarré le 5 avril, terminé le 25 avril).  J’avais encore sous-estimé le temps nécessaire (quoique durant ces 3 semaines il faut aussi prendre en considération les deux derniers voyages chez Christine et Bruno dans le Loire et Cher…). Ce n’est pas bien compliqué, mais c’est très long à poser ces petites briques réfractaires. Et dans ce type de chantier, deux personnes suffisent amplement pour opérer dans cet espace réduit. D’ailleurs André est toujours de la partie. A nous deux, nous avançons bien. Il y a aussi l’aide des garçons, Enzo et Mathias, qui me facilite également la tâche.

La petite particularité, c’est que j’ai utilisé deux sortes de briques : des grosses qui proviennent d’un ancien four à briques (merci Sylvie et Stéphane) et des classiques (22 x 11 x 5,5 cm) offertes par d’autres clients, Manuelle et Gilbert que je remercie également. J’aime cette idée de retrouver différents matériaux dans ce four, provenant de différentes personnes : c’est aussi une belle façon de soutenir ce chouette projet.

Le sol est tapissé de 4 grandes briques plates (20 x 40 x 2,5 cm) récupérées chez Bruno et Christine avec lesquelles étaient constituées le conduit de cheminée de leur four. Je vous laisse découvrir le diaporama :

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Petit point technique : j’ai utilisé un mortier à base de sable et de ciment fondu. Le ciment fondu a quasiment les mêmes caractéristiques que le ciment réfractaire. A la place, j’aurais pu également utiliser un mélange de chaux hydraulique + sable fin. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait pour terminer le foyer car j’avais utilisé tout le ciment fondu. On le voit bien d’ailleurs sur les quatre dernières photos du diaporama : tout en haut la couleur est gris clair (= chaux + sable) alors que le reste est gris foncé (= ciment fondu + sable).

Voilà, il ne reste plus qu’à fermer le foyer au dessus en y incluant l’assise du gueulard. C’est prévu pour les jours à venir et ça fera l’objet d’un prochain article. C’est encore une belle étape de franchie qui me procure encore beaucoup de joie. Et je suis heureux de vous partager un peu de cette belle émotion.

Après une bonne journée de travail, rien de telle qu’une petite virée au parc du château pour me poser, tout en appréciant ce beau coucher de soleil.

 

 

 

 

4ème voyage dans le Loire et Cher

Deux semaines après notre dernier voyage, nous revoici partis pour le Loire et Cher. Cette fois-ci j’ai loué une camionnette pour pouvoir charger en conséquence. J’emmène en renfort les garçons avec moi, leur faisant louper la dernière journée de cours avant les vacances (merci papa ! ). Ce sera un voyage entre hommes, Ghislaine ne pouvant se joindre à nous pour cette fois.

La camionnette est chargée, on peut partir !

Vendredi 20 avril, 10h, Villers Cotterêts, nous prenons la route. « Bon… restez sérieux les mecs, je prends une photo ! »

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Un point positif : c’est très agréable de partir avec cette première vague de chaleur de l’année qui sent bon l’été. Le point négatif c’est le manque de temps qui me contraint à faire l’aller-retour sur 2 journées seulement, ce qui sera assez éprouvant au final, étant le seul conducteur. Et avec toujours cette difficulté de passer par Paris qui peut rallonger le trajet d’une heure ou deux voire plus… Au final, nous aurons plus de bouchons au retour qu’à l’aller.

Le voyage s’est bien passé et nous arrivons chez Christine et Bruno un peu avant 15h. Une petite pause puis nous commençons tout de suite à charger les briques dans la camionnette.

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Nous chargeons 550 briques environ. Il restera encore beaucoup de place dans la camionnette mais le poids autorisé, 1450 Kg est déjà atteint.

voici ce qu’il reste après chargement : 

Je pensais récupérer aussi les grosses briques qui constituent le pourtour du four de Bruno (sur le tas à droite de la photo) mais vu le poids j’ai préféré ramener en priorité les petites briques pour construire ma voûte. Un cinquième voyage s’imposera donc.

Après avoir chargé les briques nous avons poursuivi un peu le démontage du four. Là aussi ça prend une autre allure :

Alors que la journée de samedi s’achève, Christine et Bruno nous rejoignent. C’est le moment pour les garçons et nos hôtes de faire connaissance autour d’un bon repas partagé, avec ce joli coucher de soleil en prime.

Et l’Aventure continue ! Après une bonne journée et un bon repas, nous ne tardons pas à aller nous coucher. Profitant de la douceur du climat, les garçons dorment à la semi-belle étoile, sur un bon  lit douillet tout juste bien imbriqué…

Le lendemain matin, il nous reste encore un peu de temps avant de prendre la route. Départ prévu à 11h. Nous poursuivons le démontage du four. Hélas avec une paire de bras en moins pour ce dimanche matin : Enzo a été malade toute la nuit, ayant pris un coup de chaud la veille en chargeant les briques en plein soleil. Il finira sa nuit dans la caravane pendant que nous terminons le chantier et chargeons les quelques derniers matériaux. Il sera à peu près remis sur pieds pour le départ, ouf !

Camionnette chargée, prête pour le départ !

A 11h précises, nous reprenons la route pour notre belle Picardie (enfin Hauts-de-France).  Arrivés vers 16h il nous reste deux petites heures pour décharger le véhicule, le nettoyer intérieur-extérieur, refaire le plein et le ramener chez Edouard… C’est pas gagné… La camionnette est louée jusqu’à 18h. Faut pas traîner ! 

C’est alors qu’arrivent les super voisins à la rescousse ! Angélique et Fred avec leurs 2 bouts de choux viennent nous aider. On s’organise, on fait la chaîne et en 20 min c’est plié ! Regardez un peu le travail !                                              

C’est dommage, c’est allé trop vite pour que je prenne une photo de cette étape finale. Encore un grand MERCI les super voisins !    😉

 

Et l’Aventure continue !

Plus d’un mois écoulé depuis le dernier article ! Pas facile de trouver le temps pour écrire chaque étape. Il faut dire qu’il s’est passé tellement de choses depuis la dernière publication ! Il me faudra plusieurs articles pour tout raconter. Allez je me lance !

Le week-end du 6, 7, 8 avril, nous retournons dans le Loire et Cher pour démonter la suite du four et spécialement la voûte. Nous faisons cette fois-ci la connaissance de Christine, la femme de Bruno. C’est là encore une belle rencontre dans cette grande aventure humaine ! Et puis, à nous 4, Christine, Bruno, Ghislaine et moi, il va y avoir du sacré rendement ! Je vous raconte :

Arrivés vendredi vers 19h , nous retrouvons l’édifice comme nous l’avions laissé depuis notre dernier voyage (en février). Enfin pas tout à fait : sur la droite de la façade du four, Bruno avait poursuivi le travail en attendant notre retour.

Nous découvrons le four avec la voûte qui s’est affaissée (ci-dessous).

La « mission » de notre 3ème séjour sera donc de retirer toutes les briques. Attention ça va déménager ! On n’est pas là pour rigoler… Quelques 1000 briques nous attendent (j’en ai compté environ 1000 à 1100) !  Voyez par vous-même :

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Voici le résultat dans la cour :

En une seule journée à nous quatre, toute la voûte est retirée ! Nous avons même dégagé quelques rangées de parpaings constituant le socle du four et fait quelques aller-retours à la déchetterie. Je n’en reviens pas de tout ce travail accompli en si peu de temps ! Il faut dire que la motivation était au rendez-vous, dans la joie et la bonne humeur, éléments indispensables pour une telle efficacité et un tel rendement ! Nous sommes tous très satisfait et très heureux de ce séjour passé ensemble.

Dimanche 8 avril, fin de matinée : il est l’heure de prendre la route. Ca ira vite à charger cette fois-ci avec seulement 16 pierres de sole et une 30 aine de briques, 40 tout au plus… Ce sera un petit chargement pour le kangoo… Il traîne presque par terre… Mais nous arriverons à bon port, tranquillement.

Du coup il nous faudra revenir sans tarder avec un véhicule plus adapté pour rapporter toutes ces briques à Villers Cotterêts.

 

 

Fondations terminées, dalle en train de sécher !

Après les 2 derniers épisodes du Loire et Cher, retour en Picardie. Lors du dernier voyage chez Bruno nous avons ramené suffisamment de matériaux pour poursuivre les travaux dans le hangar à Villers Cotterêts.

Un mois après le dernier voyage, les fondations de mon four sont complètement terminées. La dalle a même été réalisée il y a 4 jours (jeudi). C’est tout frais, ça sèche tranquillement… Il faut dire que les travaux avancent à grand pas depuis 15 jours et ce, grâce à  l’aide d’André, présent à chaque jour de chantier.  La disponibilité et l’entrain d’André sont très appréciables et particulièrement bienvenus pour cette étape ; et pour les étapes suivantes d’ailleurs « Plus vite on aura fini le four, plus vite on mangera du bon pain à volonté ! » dixit André.  Il y a aussi l’aide d’Enzo (mon fils) ainsi que Christophe venu dernièrement. La bétonnière de Christophe nous a aussi été d’une grande utilité pour couler la dalle. Quel travail d’équipe ! J’ai beaucoup de reconnaissance pour chacun d’entre vous qui m’aidez depuis le tout début à votre façon : une heure, deux heures, une demi-journée, plusieurs demi-journées, prêt de matériel, conseils, discussions, échanges d’idées… tout m’est super utile. Grand merci à vous ! 

Depuis qu’André vient régulièrement, j’ai trouvé une nouvelle organisation dans mon travail qui est bien plus reposante et bien plus confortable pour moi : les matinées nous travaillons sur le chantier à la construction du four et les après-midi je consacre mon temps à mon activité de fasciathérapie dans laquelle je suis toujours plus sollicité (enfin ça concerne les semaines où je ne fais pas de pain). Et les soirs je retourne sur le chantier contempler le travail réalisé et réfléchir à la suite pour préparer la journée du lendemain 

Voici quelques photos pour illustrer l’avancée des travaux et quelques explications ensuite :

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Enfin les fondations sont réalisées, c’est une grande étape ! C’est toujours beaucoup de joie et de satisfaction dans ces moments-là.

Fin d’une étape, début d’une autre : préparer les contours des murs porteurs pour réceptionner le plancher en poutrelles et hourdis .  Un petit schémas vaut mieux qu’un long discours… explications en photos (cliquez sur les photos, elles s’agrandissent) :

D’après les fours que j’ai pu étudier jusqu’ici, le plancher en poutrelles et hourdis n’est pas indispensable. Une simple dalle en béton armé suffirait. Mais disons que les poutrelles et hourdis facilitent grandement la tâche.

NOTA : Dans mes recherches, j’ai vu que pour la plupart des fours à gueulard, la sole a une légère pente (montante quand on est face au four). Ceci faciliterait l’enfournement et le défournement des pains et aussi, il me semble, la chauffe de la sole et de la voûte.  Pour ma part, j’avais hésité à faire cette pente. Je l’ai tout de même réalisée, avec une pente de 5 cm sur une longueur de 4 m.

Je vous présente André. Attention on va passer à la vitesse supérieure !

(Pensez à cliquer sur les photos, vous verrez mieux les détails)

Ci-dessus, sur les deux dernières photos nous avons mis une semelle de mortier qui suit la pente des planelles afin de venir poser ensuite (une fois séché) les poutrelles dessus.

Mardi 20 mars 2018, pose des poutrelles et hourdis avec Christophe et André. Sur les photos ci-dessous on voit les planelles ajoutées  au dessus de l’emplacement du foyer. Les planelles servent à contenir le béton que nous allons couler ensuite (dimensions d’une planelle : 5 x 16 x 50 cm). Je fermerai devant avec des planches qui serviront de coffrage et au fond, je m’appuierai sur le mur.

Jeudi 22 mars, ci-dessous (diaporama), encore une grande étape de franchie : avec André nous coulons la dalle.  Avec treillis soudés pour faire une dalle de béton armé, j’ajoute également des fibres. Ceci est facultatif, j’ai choisi cette option sur les conseils de Lorry, un professionnel chez Pillaud à Soissons. Il m’explique que les fibres améliorent aussi la tenue au feu des bétons en plus de consolider la dalle. J’ai trouvé le concept intéressant. Si vous voulez en savoir plus, voici  les caractéristiques techniques du produit :

J’en profite pour dire un grand merci à Lorry qui a pris le temps de tout m’expliquer par téléphone à plusieurs reprises ainsi qu’au magasin, au sujet de la pose des poutrelles et hourdis tout en s’adaptant à ma demande spécifique de construction de four à pain.

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Avec André nous avons encore fait du bon travail d’équipe : il s’occupait du mélange à la bétonnière et moi je tirais la dalle avec la règle. Pour 2 non-professionnels, nous aurons mis 5h et demi pour réaliser cette chappe, de 9h à 14h30.  Bravo André et mille merci !

Concernant la suite, l’une des prochaines étapes sera de construire le foyer (juste devant au centre) et également d’ajouter une seconde dalle, cette fois-ci en vermiculite posée sur la dalle de béton armée. La vermiculite est un isolant qui permet de garder la chaleur des pierres de la sole à l’intérieur de la chambre de cuisson. C’est sur cette seconde dalle que se poseront ensuite les pierres de la sole (elles-mêmes posées sur un lit de sable). Aujourd’hui je réfléchis à la suite du chantier car il m’est venu cette drôle d’idée de construire un four à sole rectangulaire ces derniers jours. J’étais parti pour construire un four avec une sole ovale (2,20 m sur 1,80 m), mais depuis que je démonte le four de Bruno avec sa sole rectangulaire, je me dis « pourquoi pas ? » D’autant plus que d’un point de vue architectural, ça semble bien plus simple à réaliser. Je vais poursuivre ma réflexion en ce sens car la suite des travaux en découle directement.  Disons que j’ai une semaine pour prendre ma décision… suite au prochain épisode…   😉

 

 

 

 

 

Faut tout démonter ! 2ème partie.

Chères lectrices, chers lecteurs,

Villers Cotterêts, mercredi 7 février 2018.

Déjà un mois nous sépare du dernier article. Que le temps passe !… Tout s’enchaîne à une vitesse incroyable ! Le deuxième voyage pour démonter la suite du four a été retardé par les intempéries du mois de février, moment critique où la majorité du pays était paralysée par la neige et le verglas. A une demie-journée près nous aurions pu prendre le départ pour le Loire et Cher. J’avais longuement hésité… déterminé  je le suis… mais pas obstiné ! Contraints à repousser notre voyage, j’en ai profité pour bien me reposer. Et j’en viens à me dire une fois de plus que la Vie est bien faite… Outre le repos, ce moment de répit me permettra de reconsidérer certaines notions telles que priorités, urgences, patience, prudence et pertinence…

Allez, rentrons dès à présent dans le vif du sujet. Avec ma très chère Ghislaine, nous arrivons à Mareuil-sur-Cher mercredi 21 février vers 17h30.  Bruno nous accueille chez lui avec toute son amabilité et nous offre l’hébergement. Cette première soirée, nous nous installons tranquillement, nous prenons le temps de nous poser et nous observons le four pour décider de quelle manière nous allons démarrer le chantier le lendemain. L’objectif que j’avais alors fixé : démonter tout le reste de la sole, les 2 ouras, la porte d’enfournement et une partie de la voûte. Tout ceci en deux journées seulement de travail. L’objectif sera-t-il atteint ?…

Voici le récapitulatif en photos, diaporamas et vidéos accompagnés de quelques explications :

Mardi 22 février, 8h du matin, j’observe la belle vue  depuis le fournil avant de démarrer le chantier.


Première étape : sur les conseils de Jacques, nous démontons les éléments de la porte à guillotine pour alléger la charge.

Seconde étape de la journée : récupérer toutes les pierres de la sole. A noter que les pierres sont juste posées sur un lit de sable (je crois que c’est du sable). Ce qui facilite grandement l’opération : il y a juste à les tirer (avec un râteau par exemple) en les faisant glisser jusqu’à la sortie de la bouche du four. D’après différents constructeurs de four, il y a 2 méthodes pour poser les pierres (ou briques) de la sole :

  • les coller avec un mortier,
  • les poser simplement sur la dalle sous un lit de sable très fin, du « sable à lapin  » par exemple.

Je pense que je vais adopter la deuxième solution sur les conseils de Jacques qui m’explique que ce sera plus simple si un jour j’ai besoin de changer une pierre.

ça avance bien

L’après-midi de cette première journée, nous enlevons 3 rangées de parpaings sur la face postérieure du four. Nous ferons de même ensuite sur la face latérale. Cela nous facilite la suite du chantier pour descendre directement des seaux de sables qui restent à retirer sur les côtés de la voûte. La fontaine de sable décrite dans l’article précédent était très efficace mais créait énormément de poussière.

3 rangées de parpaings en moins sur la face arrière

L’étape suivante, nous allons découvrir les fameux ouras, situés dans les 2 conduits de cheminée.

La fonction du oura :

Le oura permet l’ouverture et la fermeture du conduit de cheminée. Il est indispensable pour les fours à gueulard. En premier lieu, ouvert, il sert à évacuer les fumées lors de la chauffe du four. Puis il est primordial de le mettre en position fermée avant d’enfourner les pâtons pour conserver toute la chaleur accumulée lors de la chauffe. Sans cela, le pain ne cuira pas comme voulu.

Petite démonstration du mécanisme :

Heureux et grandement satisfaits de cette belle première journée de travail, nous nous arrêtons vers 16h30 histoire de garder encore un peu d’énergie pour le lendemain. Il restera donc à démonter les mécanismes des 2 ouras, retirer le reste de la porte et commencer à démonter la voûte en briques du four, tout un programme…

Mercredi 23 février, 8h30, c’est reparti pour la 2ème et dernière journée de chantier.  Petit diaporama pour démarrer.  Opération ouras !

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Le premier oura devient enfin accessible.

La suite en vidéo…

Le oura n° 2 logé dans l’autre conduit de cheminée a subi le même sort, récupéré en très bon état. Il reste à présent l’autre partie des ouras à récupérer qu’on voit tout à la fin de la vidéo ci-dessus. C’est la partie cylindrique en fonte qui fait la jonction entre la voûte et le système d’ouverture-fermeture. Ce long travail minutieux sera la mission de Super Ghislaine.

Tous ces éléments récupérés nous procurent énormément de joie ! Mais le plus dur reste à faire… Retirer entièrement la porte du four.  Pendant que Ghislaine se démène pour récupérer les 2 conduits cylindriques des ouras, je m’affaire à cette rude tâche. Plus de 3h de marteau-piqueur… peut-être même pas loin de 4h il me semble. 

Il est 17h passé et la porte ne bouge pas d’un poil après tout ce que j’ai donné… C’est notre 2ème jour de travail et je sens qu’il faut arrêter là. Je sens cet état de fatigue propice à l’accident. Très déçu, je suis en train de me résigner avec toute la sagesse qu’il me reste… prêt à abdiquer… Alors  j’essaie une dernière tentative pour me persuader que la porte ne viendra pas aujourd’hui et là… je sens un micro-jeu en mouvement… L’espoir renaît, un regain d’énergie sorti de nul part me relance pleinement dans la bataille. Oui, c’est comme une lutte entre la porte et moi. Elle va venir ! Je vais l’avoir ! Une demi-heure après, nous parvenons enfin à la déloger de son entrée et réussissons à la poser à terre. C’est une grande victoire ! Mais juste après-coup je réalise que je n’ai pas été très raisonnable… Je suis épuisé, vidé, et je ne tiens plus debout… je me sens au bord du malaise… Cette porte doit peser au moins 150 kg, peut-être même 200kg, je n’en sais rien… Il me faudra toute la soirée pour récupérer et une bonne nuit de sommeil.

Samedi 24 février, nous repartons en milieu de matinée. Il nous faut 2h pour charger le véhicule, mon super kangoo qui a fait ses preuves avec ce dernier voyage. L’objectif de départ est finalement atteint. Aussi, une bonne nouvelle que je n’ai pas mentionnée : nous avons découvert les briques de la voûte en excellent état. Je pense donc pouvoir les réutiliser pour former la voûte de mon four. Je prévois encore un ou deux voyages pour démonter et ramener les briques de la voûte. Mais cette fois-ci, ça devrait être plus « tranquille » comme chantier. J’ai l’impression que le plus dur est fait. Ce qui est sûr, c’est qu’après cet épisode un grand  besoin de repos s’impose.

A ce sujet, Bruno nous propose de revenir une fois le chantier terminé « sans marteau-piqueur », pour souffler, profiter de ce lieu paisible et visiter la région. Ce sera avec grand plaisir Bruno ! Et j’ai hâte d’en être à cette étape.

A présent j’aimerais conclure cet article sur une note positive  en vous partageant mon sentiment : durant ces deux journées de démontage, je ressens beaucoup de joie malgré l’intensité du travail, avec beaucoup d’émerveillement à chaque pièce découverte, à chaque pièce récupérée. Tel un aventurier-chercheur, avec toute ma curiosité j’affine mon esprit de compréhension quant à la fonction des différents organes du four et à la construction-même du four.  Je suis en ébullition, plein d’entrain et d’enthousiasme.  Ce que nous vivons là est juste merveilleux. Je suis heureux de vivre cette belle expérience qui s’offre à nous, pleine de sens à mes yeux. Je me sens joyeux, je me sens utile, je me sens vivant ! Je parle en mon nom, mais je pense que Ghislaine partage aussi mon sentiment. Et c’est une grande chance de pouvoir partager ces moments particuliers tous les deux qui sont pour moi des moments exceptionnels. Merci tout plein ma chérie de m’accompagner dans cette formidable aventure. Vivement la suite !    :o)

Samedi 24 février juste avant le départ.

Faut tout démonter !

« Petit » rebondissement dans l’Aventure que nous vivons… En effet, il faut tout démonter… Oui tout ! Les copains ont dû trouver bizarre que je ne lance pas d’appel à l’aide la semaine dernière comme convenu pour la poursuite du chantier. Il faut dire que je n’ai pas trouvé le temps de les prévenir. Car il faut tout démonter… et sans plus attendre… Ça vous effraie peut-être à l’idée de devoir tout défaire  ?… et pourtant c’est une très bonne nouvelle que j’ai à vous annoncer là dans ce nouvel article.  Explications…

Dans l’article précédent, je parlais de mon choix de réaliser un four à gueulard pour me faciliter la tâche et me préserver davantage pour mieux durer dans le temps. Mais il y a un net coût supplémentaire car les matériaux en fonte sont particulièrement onéreux. Pour information, j’avais fait faire un devis par une société spécialisée et j’en étais à 4127 € pour acheter le gueulard, son assise + la gamelle pour boucher l’assise du gueulard, le foyer complet et le oura (système de clapet qui ferme le conduit de cheminée pendant la cuisson).  Et il me manquait encore la porte du four…

C’est alors qu’en désespoir de cause, dimanche (21 janvier), je (re)cherche un gueulard d’occasion sur le bon coin. Et Ôh surprise !! je trouve un four complet à vendre, un énorme four à gueulard avec une sole de 6,75 m2, soit le double de superficie prévue pour la mienne. Le tout pour la modique somme de 950 €.  La particularité : venir le démonter sur place pour l’emporter.  Je prends contact avec Bruno, le propriétaire. Ce four a été construit en 2005. Il est donc quasi neuf. Trois jours plus tard avec mon amie Ghislaine, nous sommes sur place à 320 km d’ici, dans le Cher. J’ai loué une grosse camionnette et nous sommes partis 2 jours et demi pour un premier voyage (pendant que mon vieux kangoo se fait réviser-réparer).

Bruno nous accueille chez lui et nous offre son hospitalité ainsi que son aide pour le démontage. Son four est magnifique ! Un chef d’oeuvre ! C’est un four Mantez.  Dedans, il enfournait 120 baguettes, c’est un four rectangulaire dont la sole mesure 2,70 m sur 2,50 m. Les dalles de la sole, elles, mesurent 33 cm sur 33 et font 6 cm d’épaisseur. Allez petit diaporama de présentation oblige !

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 Voilà pour la présentation.  A présent, voici un second diaporama montrant le démontage de l’édifice. Du moins, une partie, seulement. En fait nous avons passé les trois quarts de notre temps à vider le sable contenu au dessus de la voûte. Nous avons peut-être retiré une cinquantaine de brouettes.  C’est beaucoup de boulot, mais ça en vaut la peine. Outre l’aspect économique pour mon porte-monnaie, je trouve que démonter un four est idéal pour bien comprendre sa réalisation et ses mécanismes. Car je découvre tout au fur et à mesure de la grande Aventure, n’ayant encore jamais construit de four. C’est une chance inouïe ! En plus, ça nous fait voir du pays et rencontrer encore de chouettes personnes comme Bruno.

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Ci-dessous une fontaine de sable. Idée de Bruno: trouer le mur pour laisser s’écouler le sable. Très efficace !

Au dessus de la voûte, ça se vide de plus en plus. On voit apparaître les conduits de cheminée.

C’est la fin du 2ème jour de travail. On a vraiment bien bossé.

C’est le moment de charger la camionnette après 2 journées intenses de travail. On voit bien les dalles de la sole.

Et voilà ! Tout est bien rangé, bien calé pour le trajet. Quelques pièces en plus offertes par Bruno, pelles d’enfournements, balaies . Prochain voyage prévu vers le 6 février.  Faut tout démonter !

Prêts à repartir. Nous prendrons la route du retour vendredi soir à 18h20.

 

 

La première pierre du four !

Ça y est la construction du four a bel et bien démarré. La première pierre, ou plutôt le premier parpaing  a été posé le 31 décembre 2017. Une manière forte de finir l’année en beauté ! Pour démarrer du bon pied, c’est Frédéric, mon super voisin, qui pose le premier parpaing tout en me donnant ses recommandations. Souvenez-vous, dans mon premier article j’avais parlé du four du couvent de Cerfroid , à Brumetz, construit en tuiles plates anciennes.  C’est justement Frédéric qui l’a construit.                              Il pose ensuite le 2ème parpaing, puis me guide pour la pose du 3ème. Je prends la suite en écoutant bien ses conseils. C’est parti !                     J’ai cette chance d’être particulièrement bien entouré pour mener à bien mon projet de construction :

  • Entre mon voisin Frédéric qui a construit le four du couvent de Cerfroid, qui touche à tout, et débordant de bonnes idées,
  • Jacques qui a aussi construit son four avec son expérience de boulanger qui ne manque pas d’idées et d’astuces en tout genre. A titre d’exemple, l’année dernière il a entrepris d’aménager totalement sa camionnette en camping-car… Il a tout fait de A à Z, isolation, plomberie, électricité, meubles… Un chef-d’œuvre !
  • Et Yannick, architecte de métier qui passe aussi de temps en temps pour voir évoluer le chantier et m’apporter ses conseils techniques et aussi en lien avec la règlementation.  Yannick a également construit plusieurs four à pain, dont ceux du Moulin de Brisé et de Priez, cités aussi dans mon premier article.

Fred,  Jacques et Yannick sont les 3 personnes référentes vers qui je me tourne régulièrement lorsque j’ai besoin de conseils, lorsque je suis à cour d’idée ou encore lorsque je suis bloqué. Sans eux, ce projet ne verrait pas le jour.

Maintenant que je « maîtrise » la fonction diaporama, je vous propose de voir le socle du four se lever de terre. Je vous donne quelques explications ensuite. J’en profite pour remercier les copains qui sont venus mettre la main à la pâte : Fred, Stéphane, Ghislaine, Clovis, Christophe, Nico, BenJ,  Vincent, et mes 3 loulous Charlotte, Enzo et Mathias ainsi qu’Emilie.

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Voici donc le temps rattrapé ! Je vous écris maintenant au présent. Cette photo date du 13 janvier 2018. Aujourd’hui nous sommes le 21 janvier et c’en est toujours au même point. Les travaux vont pouvoir reprendre la semaine prochaine (enfin demain).                                      Pour terminer cet article je vous donne quelques précisions techniques :

J’ai finalement opté pour un four à gueulard de 2,20 m sur 1,80 m. , dans lequel je prévois d’enfourner environ 90 pains de 500g, soit 3 fois la capacité du four de Jacques dans le lequel je cuis mes fournées actuellement. Le choix du gueulard me fera gagner du temps pour le nettoyage de la sole et surtout me permettra de me préserver davantage.  Au départ j’étais parti pour construire un four sans gueulard car c’est un coût supplémentaire considérable : les accessoires en fontes sont très onéreux. Mais les passages difficiles récemment traversés m’ont fait changer d’avis, préférant optimiser mes conditions de travail. Ce projet qui me tient à cœur se doit de durer dans le temps, donc avec des choix qui en découlent directement.

Voici pour aujourd’hui. Dans un prochain article j’aimerais vous présenter un schémas explicatif qui précisera les différents clichés que je viens de vous montrer.

Suite au prochain épisode…  :o)

L’emplacement du four

Bon, il est temps de se mettre à jour pour revenir plus dans le présent. Je vais moins écrire cette fois-ci et plutôt laisser parler les photos que je viens d’insérer dans un diaporama (je suis content j’ai enfin trouvé la fonction diaporama ! ) Le diaporama résume deux semaines de travaux du mois de décembrePetit à petit l’emplacement du four va apparaître…  

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