Ça y est !

Il est temps d’achever ce grannnnnnd reportage… Je n’aime pas les choses pas terminées. 17 juin 2019 le dernier article bon sang ! Que s’est-il passé depuis tout ce temps ?

  • 3 semaines de vacances en août pour souffler, récupérer et se délasser (un peu),
  • Beaucoup de pains joliment cuits apparemment délicieux d’après les retours de nos chers consomm’acteurs adhérents,
  • Une course effrénée à la production…
  • Emilie est entrée au collège :
Enfin là elle est pas au collège…
  • Enzo a eu son permis,
  • Mathias fait de la boxe,
  • Mon ordinateur a planté (Charlotte m’a filé une adresse pour récupérer le disque dur où se trouve toutes mes photos du chantier mais… toujours pas fait), ce qui explique en partie ma nouvelle absence de bricolo-boulanger-rédacteur,
  • J’ai tué mon vieux kangoo en fin d’année en allant livrer une nouvelle AMAP parisienne. Enfin il n’est pas tout à fait mort, le garagiste m’a juste annoncé 900 € de réparation… du coup j’ai piqué la titine de ma fille (partie faire ses études à Rennes) avec laquelle j’ai roulé 3 semaines sans essuie-glace… non c’est pas sérieux j’en conviens… oui c’est réparé… et la date du contrôle technique est bientôt dépassée, j’appréhende un peu, c’est une vieille bagnole aussi…
  • Avec Ghislaine on a fini 2019 sur les rotules, en rampant…
  • du coup j’ai entamé un programme avec Titi, Thierry Casasnovas depuis décembre : jus de légumes, beaucoup de crudités, jeûnes secs intermittents, douches froides, bains froids, exercices de respiration, et depuis 2 semaines je me suis même remis à courir 15 min par jour 🙂 Franchement Titi, je recommande ! Je vous file son lien si vous ne connaissez pas, il y a 1400 vidéos gratuites qui traitent de la santé : https://www.youtube.com/channel/UCbwkSuFmwbalyCOrwXAtSXA
  • Vue la fin d’année tumultueuse, nous avons tout réorganisé notre temps de travail avec Ghislaine pour démarrer la nouvelle année (2020) dans de bonnes conditions et qui se résume globalement à : travailler moins pour gagner moins… mais gagner plus en qualité de vie ! Aujourd’hui, le 18 février 2020 je peux dire qu’on commence à se sentir mieux, vraiment.

Pour finaliser convenablement ce blog, il m’aurait peut-être fallu encore 3 ou 4 articles. Mais je vais condenser en 2 articles en tentant d’aller à l’essentiel dans celui-ci. Je pourrais vous montrer quelques jolies photos de l’aboutissement de ce grand chantier, de la naissance de ce gros bébé qui a demandé un an de gestation, le même temps de gestation qu’un petit baleineau… c’est dire…

trouvé cette photo sur ce site https://www.tahitiheritage.pf/legende-uituinia-toamutumutu-baleineaux/

Mais je garde le meilleur pour la fin…

Avant de conclure cet article, l’avant-dernier, je souhaite préciser quelques données techniques :

  • la sole mesure 2,43 m sur 1,60 m,
  • La capacité de cuisson est de 50 Kg. Je suis même arrivé à 54 kg (soit 108 pains de 500 g)
  • le gueulard est très efficace, néanmoins, je choisis de chauffer comme avant (chez Jacques) sur la sole car cela nécessite de brûler moins de bois. Entre 2 fournées, je chauffe via le gueulard, c’est super pratique et rapide. A moins que la chauffe soit suffisante, il m’arrive de cuire 2 fournées successives sans rechauffe entre les 2.

Dernier point, je rencontre une difficulté sur mon blog . Je suis inondé de commentaires polluants : des publicités. Concrètement, aujourd’hui j’ai encore 6393 commentaires à gérer (dont 99 % à mettre à la poubelle, enfin en indésirables). Et c’est juste ingérable évidemment. Du coup, je pense que je loupe des commentaires importants, notamment sur des personnes qui se lancent dans ce type d’aventure en tentant de me joindre en postant un commentaire. Si vous souhaitez me joindre voici donc mes coordonnées :

Stéphane Collin : santeetprevention@gmail.com – 06 73 56 13 46

Un raté plutôt réussi.

Reprenons le cours de l’histoire sans plus tarder ! Nous sommes fin novembre 2018. Et nous en sommes là :

Pour nous re-situer dans le contexte : la voûte est terminée. Les joints intérieurs sont achevés avec la grande participation d’André et Enzo (voir l’avant dernier article « La voûte, vue de l’intérieur » ) . Le rendu est assez joli à nos yeux. Il nous faut poursuivre à présent la façade du four. Voici une vue d’ensemble :

le 29 novembre 2018

Je découpe un carton avec cette forme que je trouve harmonieuse pour donner naissance à l’arche qui reliera les deux piliers.

Le rendu au sol me plaît assez :

Sur le même principe que la construction de la voûte du four, je mets en place un support bois en contreplaqué de 5 mm sur lequel je viendrai m’appuyer. Pendant ce temps, Enzo s’occupe de réhausser la ceinture isolante du four en béton cellulaire.

Cliquer sur la première photo elle s’agrandit.

Plus j’avance et plus je vois le support en contreplaqué se déformer. Ma belle forme harmonieuse arrondie s’est transformée. A vouloir faire vite avec cette fatigue que je traîne, je sous-estime le poids ajouté par chaque brique (2,5 kg par brique). Deux supports supplémentaires (obliques) n’auraient pas permis cette déformation. Las de cette journée de travail, j’hésite à démonter. Nous sommes le 4 décembre 2018.

(Cliquer sur les photos) :

Finalement après concertation avec Ghislaine et les garçons, cela ne choque pas. Au contraire, ça plaît : un raté plutôt réussi avec une forme… originale 🙂

Le retour du blogueur fou…

Ça a comme un goût d’inachevé cette histoire… plus de six mois d’absence sur mon blog ! A l’heure où j’écris cet article nous sommes le 16 juin (2019) et le four est bel et bien terminé, depuis fin janvier. Mais voici, tout s’est enchaîné encore à une vitesse dingue ! Nous vivons une drôle d’époque, tous (ou presque) à courir après ce temps, dans cette roue infernale… Concrètement, voici une explication simple à cette longue absence d’écriture : une fois le four terminé, enfin dans les derniers moments de construction, j’ai soudain réalisé « OK, le four est pour ainsi dire fini, mais là on est en janvier, il fait 4 °… On est bien loin des conditions idéales pour panifier, faire monter la pâte, etc… »

Le four est l’élément essentiel pour cuire le pain certes. A présent il ne reste plus qu’à mettre en place le FOURNIL ! Ben oui… C’est pas une mince affaire encore ! Au début, nous avons bien tenté de faire le pain à la maison, pour aller le cuire ensuite dans notre joli four mais…. faire 100 pains (et plus) dans sa cuisine, je vous promets que ça donne vite le vertige, même en étant bien organisés… Et les commandes qui affluent… Cette situation est vite devenue ingérable. Au final nous avons pris la décision de faire un break boulange pour nous centrer sur notre nouveau chantier : le Fournil !

Après un an de travaux pour construire ce beau four que nous avons en partie déconstruit auparavant à 300 km d’ici ne l’oublions pas, un raz-le-bol général se fait ressentir avec un profond découragement… je me retrouve à nouveau dans un état de fatigue avancé pour ne pas dire d’épuisement, je me sens proche du burn out…

A cela viennent s’ajouter les difficultés financières pour avancer dans notre projet. L’argent, le nerf de la guerre…. c’est bien une réalité, une réalité très concrète. Au moment où cela devient vital de développer notre activité pour augmenter nos tout petits revenus cela devient également urgent de faire une pause boulange pour avancer dans les travaux du fournil, acheter des matériaux coûteux… Situation très inconfortable à vivre. Je vous passe les détails de cette délicate épreuve à surmonter. Mais tout ceci fait partie de ce grand projet fou, c’est ce que je me dis pour continuer à avancer. Garder confiance au fond de soi est aussi une clef. Et l’aide précieuse et généreuse des copains avec la bienveillance de chacune et de chacun nous ont grandement aidé à franchir cette étape. Je ne les remercierai jamais assez. Encore MERCI !

Voici donc pour les explications. Aujourd’hui je suis heureux de reprendre enfin l’écriture et j’ai hâte de vous raconter la suite et la fin de la construction de ce four magnifique… A très très vite très très chères lectrices et très très chers lecteurs !

La voûte, vue de l’intérieur.

Le dernier article écrit il y a un mois et demi (déjà !) mettait en valeur la forme de la voûte vue de l’extérieur. A présent il est temps de découvrir l’intérieur. Mais avant, il nous faut retirer toute l’ossature bois mise en place auparavant. Vous vous souvenez ?

le 10 septembre 2018

Retirer les premières planches était à ma portée. Après… c’est là que ça se complique… enfin pour moi ! La seule façon de tout retirer est de rentrer à l’intérieur.  C’est André qui s’y colle, toujours avec le même enthousiasme ! Ça m’arrange bien car l’idée de rentrer dans cette cavité m’effraie un peu… Nous sommes le 12 novembre 2018.

Pour mieux se rendre compte de cette prouesse voici une courte vidéo (attention, pensez à baisser le son) :

Bien joué André ! 

Dernière étape : reboucher les quelques joints qui nous ont échappés lors de la construction. Après plus d’une semaine de préparation psychologique intense, je parviens enfin à me faufiler dans cette magnifique chambre de cuisson… Nous sommes le 21 novembre 2018 et les températures ont commencé à chuter : il fait entre 4 et 7 degrés dans le four….

Jeudi 22 novembre, pendant que nous sommes au fournil chez Jacques, c’est Enzo qui se charge d’aller gratter les joints. Du coup, pas de photo d’Enzo à l’oeuvre, mais quelques clichés du résultat final :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Je précise à nouveau les dimensions de la sole : 2,43 m sur 1,60 m.

Construction de la voûte.

La voûte, nous y voici ! Ce gros chantier démarré le 21/09/2018 s’achèvera le 11/11/2018. Du moins pour la première partie. Description en images :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ça se resserre de plus en plus. Il est temps de prévoir l’emplacement du conduit de cheminée. Sa forme cylindrique, légèrement évasée et de biais complique la tâche. Il me faudra faire beaucoup de découpes.  Ci dessous, pour mieux se rendre compte (cliquer sur la photo pour l’agrandir) :

Conjointement je ferme la voûte avec la dernière rangée centrale légèrement taillée de biais pour réaliser la fameuse clef de voûte.

Je choisis de mettre cette dernière rangée dans l’autre sens, soit perpendiculaire aux autres briques : 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ça se resserre encore… 

et encore… 

J’ai gardé le plus difficile pour la fin, le conduit de cheminée. C’est Nicolas des Jardins de la fontaine pareuse à Haramont (02600), spécialisé en constructions écologiques atypiques qui me donnera l’idée lumineuse pour l’insérer convenablement :

  • remplir de mortier assez liquide le trou restant,
  • glisser le conduit dans le trou,
  • laisser tirer le mortier (une nuit),
  • retirer le mortier à l’intérieur du conduit.

Et le tour est joué !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La voûte est ainsi fermée, Merci Nico !   🙂

Voici une vue d’ensemble de la voûte enfin terminée :

Ce gros travail est la réussite, une fois de plus d’une entre aide collective et c’est bon de savoir tout ce monde volontaire et bienveillant autour de moi. Chacun selon ses possibilités, ses disponibilités, que ce soit 1h, 2h, 4h, 7h et plus… chaque seconde de votre présence et de votre aide m’est précieuse et réconfortante. MERCI à vous tous ! Je suis heureux d’en être arrivé là, grâce à vous.

Je vous dis à très vite dans un prochain article ! (je vous ferai la visite guidée de… l’intérieur de la voûte…)

Ça ressemble à un four.

Vendredi matin (le 05/10/2018), nous démarrons une nouvelle étape qui me rend particulièrement joyeux : nous commençons à monter la façade en briques :

Et puis vendredi après-midi, c’est l’incident de la porte bloquée décrit dans l’article « La petite contrariété » du 7 octobre. Vous vous souvenez, c’est encore tout frais…

Nous poursuivons donc ce chantier lundi 8 et mardi 9 octobre en présence de Christophe et André.  Regardez comme c’est beau !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Celle-ci, c’est ma photo préférée :

Attention mesdames et messieurs…. le voici le voila !Ça commence à ressembler à un four, vous ne trouvez pas ?

habillage – côté artistique –

Lundi 1er octobre, l’équipe de choc est en place : Christophe, André, Enzo et moi. Nous allons habiller l’avancée du four constituée des 4 pieds décrits dans l’article précédent. Pour cette phase, nous laissons quelque peu s’exprimer notre côté artistique…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

ça donne ça :

Puis avec André, nous montons des briques réfractaires à l’intérieur des piliers centraux, juste devant le foyer (mardi 2 et mercredi 3 octobre).

La suite du chantier va devenir de plus en plus intéressante…

Étapes suivantes

Après toute ces émotions du week-end, nous avons bien avancé lundi et mardi. J’ai hâte de vous décrire les dernières étapes ! Mais avant, il me faut reprendre le fil de l’eau.  Voici où nous en étions dans l’article « C’est la forme ! »

Le gabarit en bois est terminé.

Dans cet article, je vous présente deux étapes réalisées successivement du lundi 17 au vendredi 21 septembre, toujours avec l’aide précieuse  d’André et d’Enzo. Explications après le petit diaporama :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Avant de pouvoir monter la voûte, je réalise que la façade du four doit être construite d’abord. En effet, à droite et à gauche de la porte du four doivent se trouver le thermomètre et l’appareil à buée.  Leur tige devant traverser la voûte, je dois pouvoir les installer sur leur support, le mur de la façade. De plus, je préfère maçonner les briques réfractaires (de la voûte) autour de ces tiges plutôt que de percer un trou ensuite qui manquera très certainement de précision pour se positionner là où je le souhaite. Mon explication n’est peut-être pas claire mais vous verrez, quand j’en serai là dans un prochain article, les photos seront très parlantes.

Pour cela, je dois faire une petite avancée pour créer un plan de travail d’enfournement, une vingtaine de centimètres environ. Normalement j’aurais dû le prévoir dès les fondations…
Parallèlement nous allons monter une deuxième rangée de béton cellulaire autour de la voûte. L’édifice devient de plus en plus imposant. Je vous raconte la suite plus tard…

Que d’émotions !

Décidément, ces derniers jours sont riches en émotions.

Je vous laisse découvrir la fin de ce week-end tourmenté en images :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Et voici l’ouverture provisoire ! Premier étape réussie.

La seconde : dépanner la porte électrique…

Guidé au téléphone par Sylvain mon super-beau-frère, je trouve la panne assez rapidement : un fil s’était déconnecté. Hourra !!! La porte s’ouvre à nouveau !

Quelle joie et quelle satisfaction ! Cette journée dépannage est une belle réussite.  Merci à tous les acteurs de cette réussite : Ghislaine, Frédo, Stéphan, Sylvain, Muriel et Enzo.

Demain nous allons pouvoir reprendre la suite des travaux et cela me met en joie. Beaucoup d’émotions rencontrées ce week-end !

Je vous remercie pour tous les petits mots de sympathie et d’encouragement que vous m’avez envoyé tout au long de cette journée. Ça m’a fait chaud au cœur et ça m’a redonné de l’élan. Merci tout plein.  Je vous dis à bientôt pour de nouvelles Aventures humaines ! 

La petite contrariété…

Avant-hier, vendredi,  j’étais dans une super dynamique, jusqu’au moment où…

Toute la semaine nous avions avancé à grand pas dans la construction du four. Il faut dire qu’il y avait du renfort : Ghislaine, Christophe, André et Enzo.  Je ne vous dis pas où les travaux en sont car il me manque encore 3 ou 4 articles pour décrire  les éléments manquants.

Vendredi matin nous avions fait encore du bon boulot et démarré une nouvelle étape.  Pressé de reprendre après le repas, je rencontre un problème de taille…. Regardez :

Vous voyez le problème ? Non ? Regardez de plus près :

La porte… elle est bloquée… elle ne s’ouvre plus… Du coup je suis comme un con… désolé je trouve pas de termes plus poétiques pour le coup… Car il n’y a pas autre accès. Depuis que j’y pense à cette éventuelle panne…

Deux possibilités se présentent à moi :

  • passer par le toit en démontant une tôle…
  • casser un mur qui ferait la communication de chez moi (mon habitation) au hangar.

Je vais opter pour la seconde solution, sachant que cette ouverture je veux la faire depuis le début de notre emménagement. Il me reste toute l’après-midi de ce dimanche pour opérer car dès lundi matin, demain donc, nous sommes 3 ou 4 prévus pour la suite du chantier. J’espère pouvoir pénétrer dans le hangar avant ce soir et débloquer cette porte électrique.  Si je ne parviens pas à réaliser cette voie de communication il me faudra retarder les travaux… A suivre…